Emploi à domicile. Les nouvelles formules (CESU) vous encouragent-elles à en créer un ?

Publié le par denier

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Emploi à domicile. Les nouvelles formules (CESU) vous encouragent-elles à en créer un ?

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Pour se faire un avis sur la question, voici l'article diffusé dans le Télégramme du 13/11/2006

Chèque emploi service. Au tour des entreprises

Il arrive à petits pas mais séduit déjà nombre de salariés. Si le chèque emploi service universel (CESU) a conquis les particuliers, entreprises et collectivités commencent à s’intéresser à son cousin, le chèque préfinancé, encore appelé « ticket CESU ». Le principe est simple : l’entreprise ou le comité d’entreprise finance tout ou partie d’un chéquier prépayé, la valeur de chaque chèque pouvant être de dix, douze ou quinze euros.

« Les grosses entreprises vont s’y mettre en 2007. On va ainsi émettre des chèques emploi service pour les fonctionnaires d’Etat qui pourront rémunérer la garde de leurs enfants de moins de trois ans. » Au groupe Accor-services, l’un des six émetteurs de chèques emploi service universel agréés, on n’a guère de doute : le CESU pénètre dans les entreprises. Et si les comités d’entreprise se sont les premiers engouffrés dans le système, les responsables de ressources humaines des PME ou grandes entreprises semblent encore attentistes. « On ne l’utilisera pas chez Thalès, explique Nathalie Chelin, la DRH du site de Brest. Ce peut être un complément accordé par un comité d’entreprise mais on ne peut le présenter comme un substitut au salaire. Ça ne passerait pas en terme d’image sociale. Le CESU peut être un levier intéressant pour des PME et entreprises de service. »

Des courriers aux très petites entreprises

En septembre, 3.000 sociétés et collectivités avaient mis en place ce système de chèque prépayé, le plus souvent cofinancé par l’employeur et le salarié, dont Peugeot, Total, Dassault, La Poste, France Télécom, et le Crédit Mutuel. La formule plaît, 93 % des Français, selon l’Ifop, approuvant ce système de paiement pour la garde d’enfants, les heures de ménage et les travaux de jardinage. Chez les émetteurs, comme à l’Agence nationale des services à la personne, que dirige Laurent Hénard, les statistiques régionales sont rares. On mise beaucoup sur les très petites entreprises (TPE), commerçants, artisans, services marchands, pour booster le dispositif. Ces jours-ci, le ministère du Travail expédie 2,2 millions de lettres, vantant l’intérêt du chèque préfinancé pour les petites entreprises. Des TPE encore trop peu informées sur le dispositif. « Je ne le connais pas mais il peut être très intéressant pour nos salons », commente Nelly Budet, de la Plaine Haute (22), présidente régionale des coiffeurs. L’Agence nationale des services à la personne évalue à 65.000 le nombre de nouveaux emplois - dont beaucoup à temps partiel - créés depuis janvier, six millions de titres CESU ayant été émis en neuf mois. En Bretagne, le nombre d’entreprises agréées pour les services à la personne par les Urssaf est passé de 103 en décembre 2005 à 180 en septembre. Soit un total de 902 avec les associations et les centres communaux d’action sociale (CCAS) et 277 supplémentaires en dix mois. S’ajoutent des dizaines d’individuels qui s’installent en ville et en campagne et se font payer avec le CESU sans parfois demander le moindre agrément. Des artisans commencent déjà à froncer les sourcils. « Je fais la promotion du système auprès des organisations professionnelles des Côtes-d’Armor », annonce Hartmann Tahri, directeur départemental du travail et délégué territorial du CESU.

Michel Le Hébel

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